Sous le même ciel de Erika Boyer

Alejandro n’a eu d’autre choix que de suivre ses parents qui ont décidé de quitter l’Espagne pour s’installer en France. Taciturne et introverti, il a peur de ne pas réussir à trouver sa place dans ce nouvel environnement et s’inquiète que ses différences l’empêchent de se faire des amis.

Mais ses craintes se meurent lorsqu’il rencontre son voisin, Hugo. Jovial et chaleureux, ce dernier aime l’accent hispanique du garçon d’en face, tout autant que son prénom et ses étonnants cheveux longs. Alors, aussi vite que le permet l’innocence de leur jeune âge, les deux enfants se lient d’amitié.

Sous le ciel de la Ville d’Hiver, Alejandro et Hugo deviendront des hommes. Ils découvriront l’amitié et l’amour, et embrasseront la vie pour en comprendre le véritable sens.


“D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé Hugo. Et je l’aimerai probablement éternellement, même quand lui ne sera plus en mesure de le faire.” – Alejandro, 18 ans

Tout d’abord je voulais remercier Erika de m’avoir accordé la possibilité de lire Sous le même ciel avant sa sortie. C’est un livre que j’avais extrêmement hâte de découvrir, et je ne regrette pas du tout de m’être jetée dessus !

Je me suis lancée dans ma lecture de Sous le même ciel un peu à l’aveugle: de par la promo du livre je savais qu’il s’agit d’une romance m/m, mais le résumé reste très mystérieux quant à ce que vont devoir affronter nos personnages, ce qui a encore plus renforcé ma curiosité. J’avoue que je m’attendais un peu à une romance douce et légère, un peu à l’image de son livre précédent Le langage des fleurs, mais Erika m’a énormément surprise !

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/!\ Cette chronique contient des spoilers mineurs pour ceux qui n’ont pas lu le livre /!\

On suit donc l’histoire d’Alejandro, jeune espagnol ayant tout juste déménagé à Arcachon. Il y fait la connaissance de Hugo, son voisin, dès son arrivé. Les deux garçons se lient très rapidement d’amitié et deviennent très proche. Les années passent et Alejandro développe des sentiments pour son ami, sentiments qu’il pense être non réciproques.

Je me suis attachée à ses deux personnages dès les premières pages du livre. Hugo semble être le cliché parfait du mec populaire: apprécié par tout le monde, sympa, drôle et dragueur, mais ceux qui le connaissent vraiment savent qu’il n’aime pas particulièrement être le centre d’attention, qu’il est quelqu’un de calme, passionné, doux, et surtout qu’il aime le ciel plus que tout au monde (ou presque). Il peut passer des heures à contempler le ciel sans bouger, et c’est une des choses qui m’a le plus touché chez lui.
Alejandro quant à lui est quelqu’un de beaucoup plus mystérieux aux premiers abords. Il est très renfermé, il s’est toujours senti différent et à l’écart des autres. Ses silences sont souvent pris pour de l’indifférence, et s’il a du mal à exprimer ses sentiments à l’oral, il couche néanmoins ce qu’il ressent sur papier. Je me suis énormément retrouvée en son personnage, avec qui je partage beaucoup de points communs.

“Bien sûr, je suis différent, mais ne le sommes-nous pas tout d’une façon ou d’une autre ?”

Je n’oublie bien sûr pas Benito, Greenie, Melody, Laurent et Simon qui, bien qu’ils m’aient semblé un peu effacé, m’ont fait énormément rire et qui forment un groupe attachant et drôle, et surtout un groupe d’amis sur lequel on peut compter. J’ai particulièrement aimé le fait que même si Benito et Alejandro sont frères, ils restent malgré tout très proches, ce qu’on ne voit pas toujours dans la littérature.

L’histoire en elle-même était assez différente que ce dont je m’attendais. En effet, elle s’étale sur plusieurs années, et même si ce détail m’a fait un peu peur au début, je me suis rapidement rendue compte que ce n’était en rien un problème pour moi, au contraire.

L’histoire entre Hugo et Alejandro est juste magnifique. On sent tout l’amour et le respect qu’ils portent l’un pour l’autre. Ils ont le genre de relation qui fait envier ceux qui les entourent, et ça fait rêver de rencontrer sa moitié à son tour. Leur histoire n’est pas facile, ils ont des hauts et des bas, mais ils s’accrochent coûte que coûte.

Passé le premier quart du livre, je me suis rendue compte qu’il serait bel et bien différent du Langage des fleurs et qu’il me ferait énormément souffrir. Je ne savais juste pas à quel point.
Alors oui, j’ai énormément ri, mon cœur s’est gonflé face à tout l’amour que ce livre dégage, mais mon cœur a surtout été brisé en milliers de morceaux.
Il est difficile de vous dire exactement de quoi il en ressort sans vous révéler le plus gros point du livre, mais sachez que des sujets comme le harcèlement scolaire ou encore l’homophobie sont traités, mais pas que (et c’est là que je vais me taire, vous aurez à lire le livre pour découvrir ce dont il s’agit).

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Ce livre m’a fait pleuré comme rarement. Je suis une personne qui ne pleure pas facilement à cause d’un livre, et encore moins quand il s’agit d’un one-shot puisque j’ai eu moins de temps pour m’attacher aux personnages et à leur histoire, mais Sous le même ciel a réussi, et pas qu’un peu d’ailleurs !

“Je crois que je suis tombé amoureux de toi à chaque première fois. Tu m’as sauvé de ma solitude, tu as accepté mes silences, tu as toujours tout fait pour moi.”

Outre le fait que j’ai trouvé les personnages secondaires un peu effacés, mon seul autre regret avec Sous le même ciel est que j’ai trouvé certains points (dont un en particulier) un peu trop prévisibles. Ce n’est pas spécialement quelque chose qui m’a agacé, mais j’aurai aimé être un peu plus surprise.

Au final ce livre a frôlé le coup de cœur. De très très près. C’est assez inattendu, mais j’ai été extrêmement touchée par l’histoire de Alejandro et Hugo qui m’a émue comme très peu en sont capable. Erika prouve une fois de plus que sa plume pleine de poésie est capable de nous transporter et nous toucher au plus profond de nous-même.
Sous le même ciel confirme également que Erika est une auteure à suivre de prêt et à découvrir d’urgence si vous ne l’avez pas encore fait !

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▬ Infos sur le livre

  • Nombre de tomes: 1 tome
  • Nombre de pages: 369 pages
  • Éditeur: Auto édité
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La lecture VO: Mes conseils pour se lancer

Comme vous l’aurez sûrement remarqué, depuis maintenant un peu plus d’un an je ne lis presque plus qu’en VO (en anglais en tout cas). Je reçois régulièrement des questions sur mes réseaux sociaux à ce sujet, du coup j’ai décidé de faire un article dans lequel je parlerai de mon expérience et des conseils que je peux donner pour ceux qui souhaiteraient se lancer et/ou progresser.
Je ne prétend pas être une experte en la matière, et il n’est pas sûr que mes conseils fonctionnent pour tout le monde puisque nous sommes tous différents, mais j’espère que mon article vous aidera.

Je remercie toutes les personnes qui m’ont envoyée leurs questions !

▬ Comment as-tu commencé à lire en VO et quel niveau avais-tu ?

J’ai commencé à lire en anglais il y a maintenant un peu plus d’un an. A ce moment, je lisais en VO par moments, uniquement quand le livre en question n’était pas traduit (Tales from the Shadowhunter Academy puis Lady Midnight de Cassandra Clare). Et ça a continué comme ça pendant quelques semaines : je ne lisais en VO que si je n’avais pas le choix. Rapidement je me suis retrouvée avec une liste de livres que je voulais absolument lire, tous en VO, donc le choix était vite fait. Maintenant même quand des livres me font envie sont traduits, je ne les lis qu’en anglais (sauf quelques très rares exceptions).
Pour ce qui est de mon niveau d’anglais quand l’ai commencé la lecture VO, j’avais un très bon niveau (niveau C1). Ce n’est bien sûr pas le niveau minimum pour se lancer, je suis loin d’être une référence, je me suis juste décidée assez tard pour me lancer dans la lecture VO.

▬ En quoi préfères-tu la lecture VO à la lecture VF ?

Ma première raison (qui n’en n’est pas vraiment une en fait), et que j’ai déjà évoqué dans la question précédente, et le fait que beaucoup des livres que je veux lire ne sont pas (encore (pour certains)) traduits. Soit la traduction met du temps à sortir (dans le meilleur des cas un an), soit le livre n’est pas traduit du tout, donc avec le peu de patience que j’ai (croyez-le ou non, j’en ai très peu) je préfère lire la VO.
Ma deuxième raison est la traduction de certains livres. Faisant moi-même des études dans la traduction, je sais à quel point c’est difficile de traduire des textes (et encore, je ne traduit que de courts extraits pour l’instant), mais parfois il y a certaines traductions qui piquent tellement les yeux que ça gâche un peu ma lecture.
Ma troisième raison est que j’aime lire la plume d’un(e) auteur(e). C’est impossible de retrouver la plume d’un(e) auteur(e) dans une traduction puisque ce n’est jamais exact, et je me rend compte que je préfère lire la plume ‘brute’ de l’auteur(e) dont je lis le livre.

▬ Fais-tu beaucoup de recherches de vocabulaire ?

Ça dépend du livre. Généralement quand je lis un roman contemporain, non puisque c’est déjà, pour la plupart, du vocabulaire acquis, même s’il arrive qu’il y ait un mot ou deux que je ne comprends pas.
La plupart du temps c’est quand je lis de la Fantasy ou de la Science Fiction, où les termes sont plus difficiles et peu courants. Dans ces cas-là, puisque je lis principalement sur ma liseuse, je me contente de chercher la définition directement dessus, ce que je peut qualifier de recherche de vocabulaire. Quand je n’ai pas la possibilité de chercher directement (si la définition n’est pas disponible ou si je lis sur un livre papier), j’écris le(s) terme(s) sur un carnet et je recherche plus tard.

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▬ Quel est, selon toi, le niveau adapté pour commencer à lire en VO ?

Je pense que toute personne avec de bonnes bases peut se lancer, pas besoin d’être bilingue pour lire en VO. Au début ça va être un peu difficile, certes, mais avec de la motivation on peut y arriver. Je pense qu’il suffit juste de ne pas se forcer, quitte à lire un chapitre par jour s’il faut, et même si vous avez l’impression de ne pas y arriver, avec le temps vous allez prendre l’habitude et ça deviendra de plus en plus facile.

▬ As-tu des livres en VO à conseiller pour ceux qui souhaiterez se lancer ?

Je n’ai pas vraiment de livre VO à conseiller en particulier, mais je peux néanmoins vous conseiller de commencer par du contemporain. Le vocabulaire employé y est généralement plus accessible pour ceux qui souhaitent se lancer. Malgré tout, si je devais vous conseiller quelques livres, ce serait : Everything, Everything de Nicola Yoon, Making Faces de Amy Harmon (Nos Faces Cachées en français), Queens of Geek de Jen Wilde, The Hate U Give de Angie Thomas, n’importe quel Colleen Hoover et John Green, qui sont tous très accessibles pour ceux qui voudraient lire de la VO.

▬ Comment se lancer dans la lecture de Fantasy en VO quand on ne maîtrise pas forcément le vocabulaire ?

Que ce soit en français ou en anglais, je pense que c’est toujours un peu difficile de se lancer dans la Fantasy puisque le vocabulaire est généralement inconnu au bataillon. Forcément, ça l’est encore plus en anglais puisqu’en plus d’être face à du vocabulaire qu’on ne connait pas forcément, ce n’est pas notre langue maternelle. Du coup je pense que c’est une bonne idée de commencer par du Middle-Grade, dont le vocabulaire n’est pas nécessairement difficile (Harry Potter ou Percy Jackson par exemple).
Après il ne faut pas avoir peur de se lancer, puisque ce n’est pas en se disant ‘je n’y arriverai jamais, c’est trop dur’ qu’on va y arriver. On s’est tous retrouvé bloqué face à du vocabulaire inconnu dans un livre de Fantasy. Parfois on a de la chance et le livre contient un glossaire dans lequel l’auteur nous donne une définition, ou le mot en question est expliqué plus loin dans le livre, et dans ce cas pas besoin de faire de recherche. Mais bien sûr ce n’est pas toujours le cas, donc je vous conseille de traiter un terme inconnu comme n’importe quel mot inconnu que vous pouvez croiser dans votre lecture et le rechercher sur Internet.
Après c’est comme tout livre, il faut y aller doucement et ne pas se lancer tout de suite dans un livre trop difficile trop tôt. Par exemple éviter de lire un livre de Fantasy se passant dans un univers médiéval et rempli de vocabulaire très riche. Forcément le vocabulaire sera très spécifique et beaucoup plus complexe.
Quelques livres abordables que vous pouvez lire en VO si vous vous lancez : The Mortal Instruments de Cassandra Clare, Mara Dyer de Michelle Hodkin, Shatter Me (Insaisissable en français) de Tahereh Mafi ou encore The Lunar Chronicles de Marissa Meyer.

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▬ Faut-il de la volonté et de la persévérance ou bien commencer avec un livre super simple sans se prendre la tête ?

Je pense que pour des premières lectures VO il ne faut pas chercher quelque chose qui nous prendra la tête. Commencer par des livres simples à comprendre évite de dégoûter de la lecture VO.
Après pour progresser, c’est évident qu’il faut de la volonté et de la persévérance. C’est toujours le cas ! Alors oui, parfois ça fait peur, surtout quand on de lance dans la lecture d’un livre plus difficile que ce qu’on a l’habitude de lire (ça a été le cas pour moi quand j’ai lu le premier tome de A Song of Ice and Fire/Game of Thrones), mais le tout c’est de ne pas abandonné et surtout de ne pas mettre la barre trop haute trop vite. Comme je l’ai dit plus haut, quitte à ce que vous lisiez un chapitre par jour, le principal c’est de persévérer !

▬ Où se procurer des livres en VO ?

Avec Internet, il est beaucoup plus facile de se procurer des livres en VO qu’on le pense. Il y a certains sites comme Book Depository qui en vendent exclusivement, Amazon a également une catégorie réservée aux livres étrangers (vous y trouverez des livres en anglais mais également dans d’autres langues).

Après, pour ceux qui souhaiteraient s’en procurer directement en librairie/magasin, sachez qu’il y en a de plus en plus qui en proposent. Pour commencer si, comme moi, vous habitez dans le nord de la France, le Furet du Nord consacre un rayon dédié aux livres en anglais, et pour les plus grands également les livres dans d’autres langues. La FNAC en propose également (même si je pense que ça dépend des magasins dans ce cas là).
Enfin, je vous conseille de chercher sur Internet ‘Librairie VO [NOM DE VOTRE VILLE]’ pour voir s’il y a une librairie qui en vend près de chez vous.

▬ Quelques conseils pour se motiver

Au fil des derniers mois, j’ai pris en note quelques moyens qui, je pense, sont plutôt efficaces pour ceux qui souhaiteraient se motiver à se lancer dans la lecture VO ou à progresser:

  • Faire des lectures communes
    Je sais que tout le monde n’aime pas forcément les LC, mais je pense que c’est une bonne méthode pour se motiver à lire un livre en VO. Parfois c’est bien lorsqu’on se retrouve à plusieurs pour parler de quelque chose qu’on est pas sûr d’avoir compris. Et vouloir éviter de se retrouver en retard sur la lecture motive énormément aussi !
  • Lire un livre qu’on connais déjà
    Lire un livre qui a déjà été traduit et que l’on connait déjà est également un bonne idée, puisque généralement on peut associer les termes inconnus avec ceux donnés dans la traduction (même si une traduction n’est jamais vraiment exacte.)
  • Se donner un objectif de pages/chapitres
    Alors je sais, dit comme ça, c’est un peu difficile de se dire que se donner un objectif fonctionne, mais pour moi c’est le cas ! Bien sûr vous n’êtes pas obligé de vous donner un objectif énorme (c’est bien de commencer petit) mais c’est vraiment bien de se dire ‘je vais commencer par xxx pages/chapitres’.

Voilà, j’espère vraiment que cet article vous aidera si vous souhaitez vous lancer dans la lecture VO. Je me répète mais je suis loin d’être une experte en la matière, mais si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser dans les commentaires, j’y répondrai avec plaisir !