Une playlist LGBTQ+ pour le 17 mai

Aujourd’hui nous sommes le 17 mai, et comme chaque année c’est la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Je ne pense pas l’avoir déjà dit dans un article, mais ce blog est un espace LGBT-friendly, et tout commentaire homophobe ou transphobe sera signalé.
Étant moi-même bisexuelle, je n’accepterai aucun commentaire de ce genre.

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Bref, je ne suis pas là pour parler de moi, mais pour vous proposer une playlist 100% LGBTQ+, réalisée par moi-même.
Il n’y a certes pas tant de titres que ça dans cette playlist, mais n’hésitez-pas à faire vos propositions si vous en connaissez d’autres !

L’idéal serait que cette journée n’existe plus, que les actes homophobes et la transphobes ne soient plus le quotidien de beaucoup de personnes et surtout que ce ne soit plus banalisé, mais c’est malheureusement toujours le cas, c’est pour cette raison qu’il faut continuer à se battre.

Et pour cloturer cet article, je vous laisse avec des gifs de mes couples LGBTQ+ préférés de séries:

Kurt et Blaine de Glee

Nomi et Amanita de Sense8

Even et Isak de Skam

Magnus et Alec de Shadowhunters

Brittany et Santana de Glee

Oliver et Connor de How To Get Away With Murder

Lito et Hernando de Sense8

Clarke et Lexa de The 100

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Tout en nuances, Tome 1: Hyacinthe de Erika Boyer

▬ Synopsis

Hyacinthe ne supporte pas de voir son reflet dans le miroir. Il vit loin de tout, isolé, reclus ; il se cache du regard des autres et consacre son existence à son art. Il n’entretient même plus l’espoir d’être un jour aimé.

Pourtant, quand Elea entre dans sa vie, il ne peut s’empêcher d’aspirer au bonheur. Ses regards sont des caresses, ses gestes des mots doux et l’artiste en vient à croire qu’il pourrait avoir un avenir différent de celui qu’il s’était toujours imaginé.

Peut-il être homme et non plus abomination à travers les yeux de cette femme ? Mieux, peut-il l’être à travers ses propres yeux ?

– Inspirés des plus grandes divinités gréco-romaines, les personnages de la saga Tout en nuances vous emmèneront dans un univers où la diversité est le maître-mot. –


▬ Mon avis

“Ce qui le gênait tant, c’était que son esprit ait la folie de penser qu’il pouvait flirter comme n’importe quel homme alors qu’il était un monstre. Comme s’il avait oublié que son visage n’avait plus rien d’humain, comme s’il espérait encore pouvoir vivre normalement.”

Hyacinthe est le troisième roman de Erika que je lis, et autant vous dire qu’à ce stade je me lance dans ses livres pratiquement à l’aveugle, parce que je sais que je ne serais pas déçue. Elle est la seule auteure auto-éditée que je lis, et l’une des rares auteur.e.s français.es que je continue de suivre, et depuis ma découverte du Langage des Fleurs, elle a su se faire une place dans les auteurs dont je suis de près l’actualité. Bref, je pense que vous l’aurez compris: j’aime ses livres.

Et Hyacinthe n’échappe pas à la règle. Ça n’a certes pas été l’amour fou comme ça a pu être le cas pour Sous le même ciel, mais j’ai néanmoins adoré ma lecture qui s’est d’ailleurs pratiquement faite en une fois ! (j’étais d’ailleurs un peu comme ça à la fin ↓)

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Hyacinthe est un jeune forgeron talentueux dont le travail est reconnu dans le milieu. Il réalise bon nombres de bijoux qui suscitent l’intérêt et la curiosité de beaucoup, mais pas autant que lui. En effet, il vit depuis plusieurs années isolé dans la forêt, refusant de retourner dans le ‘monde réel’ et ne voyant que ses parents et ses meilleurs amis. Il consacre la plupart de son temps à son art, dans lequel il se perd facilement.
Elea quant à elle ne vit pas de son art, à son plus grand malheur, et ce à cause de son manque de confiance en soit. Grande admiratrice du travail de Hyacinthe depuis plusieurs années, grâce à son amie Alexa, qui se trouve également être la meilleure amie de ce dernier, elle va obtenir le job de ses rêves: assistante du forgeron.

Malgré des débuts chaotiques, entre une Elea nerveuse et un Hyacinthe réticent à avoir une assistante, les relations de nos deux personnages vont rapidement évoluer au-delà d’une simple relation boss-employée.

“Dans ses bras, il se sentait homme et plus monstre ; il oubliait presque qu’il était marqué.”

Comme toujours quand je lis les romans d’Erika, sa plume m’a emportée et transportée sans aucune difficulté. J’ai aimé voir ses personnages se rencontrer et évoluer, les personnages secondaires jouent un rôle très importants et ne servent pas juste de décor, et quelque chose me dit qu’on n’a pas fini de voir tout ce petit monde dans la série.

J’ai néanmoins eu quelques problèmes au cours de ma lecture qui m’ont empêchée de mettre la note maximale.

Pour commencer, il y avait la romance, qui s’est développée un peu trop rapidement à mon goût. Vous me connaissez, j’ai du mal avec ça. Certes, Erika l’a rendue très cohérente, et ce n’est donc pas ça que je lui reproche, mais c’est toujours quelque chose qui me dérange quand deux personnes se connaissant à peine deviennent rapidement amants.

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Mon deuxième problème a été la présence de quelques petites incohérences, dont une qui m’a pas mal sauté aux yeux: au début du roman on nous dit que le réseau est assez mauvais là où Hyacinthe habite, en tout cas pas assez bon pour pouvoir passer des coups de fil, et plus tard on voit les personnages appeler leurs proches… Ça porte un peu à confusion.

Ces petits soucis n’ont pas non plus gâchés ma lecture pour autant, sinon je n’aurai pas mis de 4/5 au livre.

Il y a eu quelques détails que j’ai deviné assez facilement, mais ça ne m’a pas posé de problème particulier pour une fois. J’ai notamment rapidement deviné de quel dieu grecque Erika s’est inspirée pour le personnage de Hyacinthe, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’on sent qu’elle a fait beaucoup de recherches dessus: on retrouve pas mal de références, et ça se sent ! Alors certes, je n’ai pas tilté immédiatement pour certains détails, mais quand je m’en suis rendue compte, je n’ai pas pu m’empêcher de penser « mais oui, c’est vrai ! »

“Tu ne t’accordes pas assez de crédit et tu en donnes trop à des inconnus. Quelle importance s’ils te regardent et parlent de toi ? Leur jugement n’a aucune valeur et montre seulement ce qu’ils sont vraiment et non ce que toi, tu es.”

Comme bien souvent dans les romans de Erika, il n’y a pas de réel ‘villain’, les personnages sont juste confrontés aux difficultés de la vie et ce qu’elles impliquent. D’ailleurs, fidèle à elle-même, Erika dépeint des personnages loins des clichés habituels de la romance, et aborde des sujets importants comme l’acceptance de soi malgré ses différences par exemple.

Encore une fois, je ressors de ma lecture d’un roman d’Erika heureuse. Je pense que le fait qu’elle soit la seule auteure auto-éditée que je lis doit vous montrer à quel point j’aime son travail, et je conseille vraiment de lire ce qu’elle fait, ça vaut le coup.

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▬ Infos sur le livre

    • Nombre de tomes: 10 tomes
    • Nombre de pages: 271 pages
    • Éditeur: Auto-édité