Downsizing: Une déception de taille

Au début du mois je vous parlais dans mon article “Les films du mois de janvier” de Downsizing, un film qui me fait de l’œil depuis quelques semaines déjà. J’ai eu l’occasion d’aller le voir au cinéma, et autant vous dire que je suis ressortie de la salle déçue..

Synopsis: Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le « downsizing ». Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie. Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek  et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska), pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

Je vous avoue que j’avais pas mal d’attentes pour ce film. Certes le synopsis et la bande annonce ne révélaient pas grand chose quant à l’intrigue, mais ça ne voulait pas dire qu’il n’y en aurait pas, pas vrai ? Et puis j’ai évité de lire les critiques exprès pour pouvoir me faire une idée du film sans avoir celui de quelqu’un d’autre qui pourrait m’influencer.
J’attendais pas de ce film qu’il devienne un favoris et qu’il sorte du lot, mais j’attendais au moins de voir un bon film. Et bien ça m’apprendra..

L’action commence pourtant plus ou moins rapidement. On a l’occasion de suivre l’évolution du downsizing depuis sa découverte jusqu’à sa présentation au monde entier, et j’ai d’ailleurs trouvé ce détail vraiment cohérent puisqu’il faut attendre quelques temps avant que cela devienne possible pour la population mondiale de suivre la procédure. Ce n’est pas précipité, et on nous donne toutes les informations qui rendent la chose crédible et cohérente (test animaux et humains, effets secondaires, etc…). Jusque là, tout va bien. Après tout, pour un film comme celui-ci, on ne peut pas lancer le spectateur dans l’histoire sans aucune préparation.

En parallèle, on fait la connaissance de Paul Safranek, ergothérapeute aux revenus moyens et à la vie monotone et sans intérêt particulier. J’ai trouvé son personnage un peu bateau. Outre son travail plutôt atypique (c’est d’ailleurs la première fois que je vois un ergothérapeute à l’écran), il a une personnalité déjà vue et revue: marié, vit toujours dans la maison de son enfance parce qu’il ne peut pas se permettre d’acheter autre chose, avait arrêté ses études pour s’occuper de sa mère malade et ainsi perdre l’opportunité d’une carrière brillante.
Bon. Je vous cache pas que son personnage m’a plutôt laissé indifférente tout au long du film. J’aime pourtant beaucoup Matt Damon, qui est un très bon acteur, mais pour le coup j’ai absolument rien ressenti. Peut-être un peu de pitié par moments, mais c’est tout.
Un jour, il décide avec sa femme de faire le downsizing, principalement motivé par l’impact que cela aura sur la planète, mais également attiré par le fait que leur niveau de vie pourrait augmenter considérablement.
Je ne vais pas tout vous spoiler, mais tout ne se passe pas comme prévu, et Paul se retrouve seul à Leisurland, l’une des meilleures communautés de « petits » au monde. Commence alors le début d’une nouvelle aventure pour notre personnage.

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Bien que le film en soi ne soit pas ennuyant (pour tout vous dire, je n’ai pas vu les deux heures passer), j’ai néanmoins eu pas mal de problèmes avec:

  • L’absence d’intrigue à proprement parlé. Alors oui, on suit les aventures de Paul dans sa nouvelle vie de petit, mais c’est tout. C’est juste une action qui en enchaîne une autre et ainsi de suite. Il n’y a pas de réel rebondissement, et bien que le spectateur ne s’ennuie pas, il ne se sent pas spécialement impliqué non plus.
  • Si certains sujets ont été très bien traités et développés, d’autres ont été complètement survolés. Le meilleur exemple pour ce point serait le sujet des inégalités. En effet, toute personne suivant la procédure du downsizing voit l’argent qu’elle possède multipliée. Une personne de classe moyenne peut de ce fait facilement se retrouver avec plusieurs millions de dollars sur son compte. Malheureusement, une personne très pauvre n’a pas forcément les mêmes possibilités, et ne voit pa nécessairement son niveau de vie augmenter.
    Ainsi, même si le monde entier voit une ville magnifique, aux bâtiments somptueux et aux différentes opportunités, une partie cachée de la ville abrite les personnes les plus pauvres. C’est un sujet qui aurait pu être intéressant à développer, mais ce n’est pas le cas.
  • Plusieurs informations sont lâchées au cours du film telles des bombes, avec très certainement pour but de créer des retournements de situation. Mais j’ai trouvé ça très maladroit, et on se pose pas mal de questions..
  • Ont voit plusieurs personnes de couleur au cours du film, ce que je trouve génial d’ailleurs, je ne suis pas là pour critiquer ce point. L’un des personnages principaux est d’ailleurs vietnamien. Mais j’ai trouvé que ce n’était pas encore assez. Mis à part dans la partie la plus pauvre de Leisurland, on ne voit pas énormément de personnes de couleur. Et je ne parle pas des couples non-hétéro: je n’en ai vu aucun. Pour ce qui est de représentation, on repassera..

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Au final, Downsizing est une comédie drôle et aux bonnes idées, mais qui n’a pas su se démarquer. Les différents sujets traités sont bien souvent survolés, la représentation de personnes de couleur et des personnes LGBT+ est à revoir, et le film est dans l’ensemble assez prévisible.
Je regrette vraiment d’avoir été le voir au cinéma et d’avoir payé pour un film que j’aurai très bien pu voir en streaming dans quelques mois alors que d’autres films plus intéressants sont en ce moment à l’affiche..
Ça peut être un film sympa à voir chez soi à un moment où on a rien d’autre à faire, mais c’est tout.

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▬ Infos sur le film

    • Titre: Downsizing
    • Réalisateur: Alexander Payne
    • Distribution: Paramount Pictures
    • Acteurs: Matt Damon, Kristen Wiig, Christoph Waltz, Hong Chau, Udo Kier…
    • Nationalité: Américain
    • Date de sortie: 10 janvier 2018
    • Genre: Comédie, Drame, Science Fiction
    • Format: 2h 16min

 

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Fangirl de Rainbow Rowell

Lecture VO

From the author of the New York Times bestseller Eleanor & Park. A coming-of-age tale of fan fiction, family and first love.

Cath is a Simon Snow fan.

Okay, the whole world is a Simon Snow fan…

But for Cath, being a fan is her life—and she’s really good at it. She and her twin sister, Wren, ensconced themselves in the Simon Snow series when they were just kids; it’s what got them through their mother leaving. Reading. Rereading. Hanging out in Simon Snow forums, writing Simon Snow fan fiction, dressing up like the characters for every movie premiere.

Cath’s sister has mostly grown away from fandom, but Cath can’t let go. She doesn’t want to.

Now that they’re going to college, Wren has told Cath she doesn’t want to be roommates. Cath is on her own, completely outside of her comfort zone. She’s got a surly roommate with a charming, always-around boyfriend, a fiction-writing professor who thinks fan fiction is the end of the civilized world, a handsome classmate who only wants to talk about words… And she can’t stop worrying about her dad, who’s loving and fragile and has never really been alone.

For Cath, the question is: Can she do this? Can she make it without Wren holding her hand? Is she ready to start living her own life? Writing her own stories?

And does she even want to move on if it means leaving Simon Snow behind?


“I don’t trust anybody. Not anybody. And the more that I care about someone, the more sure I am they’re going to get tired of me and take off.”

Fangirl a passé je ne sais pas combien de temps dans ma PAL. Plus d’un an, ça c’est sûr. Pendant tout ce temps, j’ai lu énormément de chroniques qui m’ont vraiment donné envie de le lire. De plus, rien qu’en lisant le résumé, je me disais que ce serait une lecture sympa et mignonne, sans prise de tête: juste ce que j’avais besoin pour commencer cette nouvelle année. J’aurai dû le lire en décembre, mais c’est finalement en ce début 2018 que je l’ai ouvert.

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Le livre suit l’histoire de Cather, plus souvent appelée Cath, dans sa première année à la fac. Cette année est également synonyme de changements pour elle: sa sœur jumelle Wren, avec qui elle a toujours tout partagé, a décidé de passer sa première année sans elle, préférant partager sa chambre universitaire avec quelqu’un d’autre. Cath se retrouve donc à partager une chambre avec Reagan, jeune fille un peu plus âgée qu’elle au caractère bien trempé, qui passe beaucoup de temps avec son ami Levi, dont Cath fera rapidement la connaissance.

J’ai adoré le personnage de Cath. Elle n’aime pas le changement, est une fangirl au possible, préfère s’immerger dans un monde fictif que le monde réel. Je me suis beaucoup retrouvée en elle, notamment en ce qui concerne son amour inconditionnel pour Simon Snow.
Levi quant à lui est le petit ami (et ami) parfait. Il est adorable, drôle, intelligent, un peu maladroit par moments, travaille à Starbucks et s’intéresse aux autres. Je crois que je suis tombée amoureuse de lui dès les premières pages. En tout cas il a tout d’un parfait bookboyfriend !

“You’ve read the books?”
“I’ve seen the movies.”
Cath rolled her eyes so hard, it hurt. (Actually.) (Maybe because she was still on the edge of tears. On the edge, period.) “So you haven’t read the books.”
“I’m not really a book person.”
“That might be the most idiotic thing you’ve ever said to me”

Ce livre était une pure merveille, et j’ai passé un très bon moment pendant ma lecture. C’est drôle, c’est léger, et il se lit vite. Les personnages sont attachants, on prend plaisir à les découvrir, et ils sont authentiques.
La plume de Rainbow Rowell est addictive, et on ne voit pas les pages passer qu’on a déjà terminé le livre ! J’avoue que j’appréhendais un peu ma lecture puisque j’ai lu que certaines personnages pouvaient adorer certains de ses livres mais être moins emballé par d’autres. Pour le moment tout va bien pour moi, mais après c’est mon premier Rainbow Rowell donc c’est dur de se faire un avis.

J’ai beaucoup aimé le fait qu’à la fin de chaque chapitre nous ayons droit à des extraits de fanfictions écrites par Cath ou des extraits des livres Simon Snow. Certes l’univers de ces livres n’est pas sans rappeler celui de Harry Potter (qui est d’ailleurs mentionné dans le livre) mais personnellement ça ne m’a pas posé problème, au contraire. J’ai même adoré découvrir ce nouvel univers qu’aime particulièrement Cath à travers ses yeux, et ça me donne très envie de lire Carry On (que j’espère lire bientôt).

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L’histoire était toute douce, la romance adorable et pas trop niaise (mais un peu quand même): juste ce que j’avais besoin en ce moment et ce que je recherchais !

“To really be a nerd, she’d decided, you had to prefer fictional worlds to the real one.”

Ma seule déception pour ce livre est la fin, que j’ai trouvé un peu trop précipitée et peut-être même un peu brouillon. Je ne cherchais pas un saut dans le temps avec nos personnages mariés et parents (pour être honnête c’est quelque chose qui m’énerve dans les romances), mais je m’attendais quand même à quelque chose.
Donc oui, j’ai adoré ma lecture, elle a même frôlé le coup de cœur, mais cette fin m’a un peu rebutée. Je sais néanmoins que je relirai certainement ce livre un jour, puisque c’est vraiment un roman feel good et c’est le genre de lecture qu’on peut se réserver si on a une baisse de moral.

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▬ Infos sur le livre

  • Nombre de tomes: 1 tome
  • Livre disponible en VF: Oui
  • Nombre de pages: 459 pages
  • Niveau d’anglais: Accessible à tous
  • Éditeur: Pan Macmillan