Salt to the Sea de Ruta Sepetys

200Lecture VO

Hiver 1945. Quatre adolescents. Quatre destinées. Chacun né dans un pays différent. Chacun traqué et hanté par sa propre guerre. Parmi les milliers de réfugiés fuyant à pied vers la côte de la mer Baltique devant l’avancée des troupes soviétiques, quatre adolescents sont réunis par le destin pour affronter le froid, la faim, la peur, les bombes… Tous partagent un même but : embarquer sur le Wilhelm Gustloff, un énorme navire promesse de liberté… Ruta Sepetys révèle la plus grande tragédie de l’histoire maritime, qui a fait six fois plus de victimes que le Titanic. Cette catastrophe méconnue lui inspire une vibrante histoire d’amour, de courage et d’amitié.Lumineux, captivant et bouleversant d’humanité.


« Two warring nations gripped Poland like girls fighting over a doll. One held the leg, the other the arm. They pulled so hard that one day, the head popped off. »

Ça fait déjà un petit moment que je voulais lire ce livre. N’étant pas habituée à lire des fictions historiques, je voulais essayer quelque chose de nouveau, et honnêtement j’ai beaucoup aimé ce livre. L’histoire se passe à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les nazis sont en train d’être vaincus par les alliés et l’on suit l’histoire de 4 jeunes personnes dont les chemins vont se croiser, tous hantés par un passé qu’ils souhaiteraient oublier.

Emilia est une jeune polonaise de 15 ans qui essaie d’échapper la menace russe, un peu naïve mais adorable, au fil du livre on se rend compte qu’elle cache un lourd secret qu’elle parvient à dissimuler, mais qui ne tardera pas à refaire surface.

« Shame is a hunter. My shame was all around me now. »

Florian est d’origine prusse, et essaie de rejoindre sa sœur de 16 ans. Tout comme Emilia il cache quelque chose, qui pourrait lui coûter la vie si les mauvaises personnes le découvraient. Il va faire la connaissance de Joana, est ces deux personnages vont se retrouver à créer un relation bien plus qu’amicale.

« Fate is a hunter. Its barrel pressed against my forehead. »

Joana est d’origine lituanienne mais a été autorisée par Hitler à rejoindre l’Allemagne en raison de ses origines allemandes. Elle cherche à rejoindre sa famille qu’elle n’a pas vu depuis des mois, mais porte en elle une culpabilité qui la ronge à petit feu. Je pense qu’il s’agit de mon personnage préféré de ce livre, puisqu’elle fait de son mieux pour garder une façade ‘parfaite’, de toujours être là pour aider les gens et de toujours penser de façon rationnelle, mais on voit bien que petit à petit ce masque se fissure.

« Guilt is a hunter. I was its hostage. »

Cette histoire se passant pendant la Seconde Guerre mondiale, c’est sans surprise que nous retrouvons un personnage comme Alfred dans ce livre. C’est un jeune allemand adhérant complètement aux idées d’Hitler, ce qui en fait un personnage risible, et peu apprécier (en tout cas pour moi). Non je ne l’ai pas aimé, il m’a plutôt énervé pendant la totalité de ses chapitres. Il parle fréquemment à une Hannelore dans des lettres mentales, et l’on se demande rapidement si ce n’est pas une personne qu’il a inventé de toute pièce puisqu’on ne le voit jamais réellement lui écrire, mais l’on finit par apprendre qui il s’agit (je vais pas vous gâcher la surprise). Il est tellement naïf et persuadé d’être un ‘bon allemand’ que c’est possible de lui faire croire n’importe quoi.

« Fear is a hunter. It encircles us when we are unarmed and least expect it. »

Bien sûr ils n’était pas les seuls personnages de ce livre, bien que nous n’ayons que leurs point de vue: Eva la géante qui passe son temps à dire ‘désolé’ dans presque toutes ses phrases, le Poète à la Chaussure qui est capable de deviner l’histoire des gens à l’apparence de leurs chaussures, le petit Klaus âgé d’à peine 6 ans et déjà orphelin et sans famille restante et enfin Ingrid, aveugle mais qui voit autant (voire même plus !) que tout le monde.

Pendant une grande partie  du livre, rien de super intéressant ne se passe. On a quelques passages qui nous gardent accrocher à notre lecture, mais globalement ça reste souvent la même chose: le chemin de nos personnages vers le Wilhelm Gustloff, bateau qui devrait les mener vers la liberté. Mais la partie avant le bateau n’est pas pour autant ennuyante ! Elle nous permet de découvrir plus en profondeur les personnages.
Bien sûr on se doute que tout ne va pas se passer comme prévu, et c’est là que j’ai été vraiment surprise puisque le Wilhelm Gustloff est bien réel, se qui s’est passé à cette date l’est aussi, mais je n’en avait jamais entendu parlé avant de lire ce livre.

Ce livre a été une agréable surprise, je ne pensais pas autant l’apprécier puisque ce n’est pas vraiment le genre de livre que j’ai l’habitude de lire. Ce livre est bouleversant, chaque page nous rend un peu plus accrocher à l’histoire, et on ne demande qu’à découvrir comment tout ça va se terminer.
J’ai d’ailleurs été un peu surprise par la fin, puisque l’histoire se coupe d’un coup après le naufrage du navire pour se retrouver en 1969 avec une lettre adressée à Florian, lettre qui sert de conclusion à ce livre chargé en émotions. En bref ce livre a été un véritable coup de cœur, encore une fois j’aurai aimé pouvoir le lire plus rapidement, mais je ne regrette pas d’avoir décidé de le lire maintenant.

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